Les pâtisseries du Mandarin Oriental à emporter au cake shop

La plupart du temps, pour toucher du doigt des pâtisseries de palace, il faut se rendre dans les établissements ! Sauf au mandarin, sans doute le seul établissement à ma connaissance qui permet à quiconque d’emporter les créations du chef David Landriot grâce à son « cake shop », à l’entrée du salon de thé. Les pâtisseries sont toutes vendues au prix de 8 €, somme relativement raisonnable je trouve pour ce genre de prestation. J’en ai testé trois, du best-seller à la petite nouveauté de saison.
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LE SAINT-HONORÉ : pâte feuilletée, pâte à chou en forme de cercle caramélisée, crème pâtissière légère à la vanille, chantilly légère.
Prix : 8€.

Je dois dire que c’est un gâteau que j’attendais depuis longtemps. De par son look, la réputation des lieux et du chef. Et avec celui-ci, je n’ai pas été déçu ! J’aime déjà son visuel, arrondi, qui tranche avec les Saint-Honoré classiques qui regorgent de crèmes. Une fine couche de pâte feuilletée en guise de base, puis la pâte à chou circulaire, bien croustillante et absolument pas molle. Son secret ? Elle a été caramélisée sur le côté. Franchement, belle trouvaille !
Les deux crèmes sont de très belles factures aussi. Avantage pour la chantilly très légère et plus surprenante que la crème.
Un Saint-Honoré revisité, de luxe, à la portée de nos bourses. J’adhère!

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LA TARTE AYA : pâte sucrée, pâte d’amande au thé matcha, comptée d’ananas, mousse au thé vert matcha, croustillant matcha.
Prix : 8 €.

Deux éléments principaux dans ce dessert : le thé vert matcha et l’ananas. Bizarre me direz-vous ? Il est vrai que si la tartelette est originale et élégante, sa couleur n’attire pas forcément. Cependant, je retiens deux conclusions de cette dégustation : c’est bon et c’est frais. C’est frais parce que la compotée d’ananas l’est. C’est bon parce que l’alliance du fruit avec le thé matcha fonctionne. La rondeur et l’apprêté face à l’acidité, c’est étonnant mais ça a le mérite de raviver les papilles. Sympa aussi les petites boules croustillantes au matcha pour décorer. C’est là qu’on aime quand les chefs créent !

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L’ORIENTAL : streusel au cacao, biscuit au chocolat imbibé, ganache au chocolat, mousse vanille & poivre de Sichuan.
Prix : 8 €.

Je ne vais pas vous mentir, c’est une petite déception. Je m’attendais à une explosion en bouche entre le piquant du poivre et la douceur intense de la vanille. Surtout, avec un tel nom – « L’Oriental » – comment ne pas s’attendre au voyage. Le streusel au cacao est excellent, oui. La ganache aussi, en tout cas on sent que le chocolat utilisé est de qualité. Maintenant, gros point noir pour moi sur la mousse vanille et poivre de Sichuan. Les notes poivrées sont ressenties en arrière-goût certes, mais je cherche encore la vanille. Peut-être un parti-pris… sur lequel je n’adhère pas.

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Je le répète, mais je salue l’intention plus que louable et appréciable de proposer des desserts de charriot de palace, à la vente à emporter. Le chef David Landriot fait du très bon travail, c’est clair et net. Sa carte change souvent, mais je dois dire que sa version revisitée du Saint-Honoré en forme circulaire est très intéressante. Pour les autres, choisissez selon vos goûts : il y a un travail de recherche, des textures, des goûts. Un joli palace à l’accueil et au service chaleureux où l’on peut se faire plaisir à prix très raisonnable.

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 Le Mandarin Oriental, 251 rue Saint-Honoré, Paris Ier.

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