Pâtisserie Tomo, la Maison du Dorayaki

Adresse connue des férus de culture et gastronomie japonaise, la pâtisserie Tomo – située entre la Bourse et l’Opéra à Paris – est une adresse atypique. Créé par un Français passionné du Japon (Romain Gaia) et un chef japonais (Takanori Murata), ce salon de thé est un endroit où l’on peut déjeuner le midi, mais surtout goûter aux pâtisseries ! Des pâtisseries qui font la part belle au Dorayaki, un biscuit à mi-chemin entre le pancake et la brioche, généralement fourrée (haricots rouges). Ici, s’ils sont vendus « à la minute » au matcha ou à la fleur de sel, ils sont aussi la base de gâteaux traditionnels français revisités. Deux que j’ai pu goûter.

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LE BABA AU WHISKY JAPONAIS : Dorayaki/biscuit imbibé de whisky Nikka « Coffey Grain », crème vanille de Madagascar, sucré noir et shiso rouge.
Prix : 6,80 € / 8,50 € sur place.

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Voici un baba au rhum original ! Il est revisité au Whisky. Évidemment avec des dorayakis comme base, une crème légère parfumée au sucre noir. Vraiment un excellent dessert, délicat et aux notes de whisky alléchantes.
Le prix est certes élevé mais il y a un travail et un savoir-faire certain, et surtout les pâtisseries faites au jour le jour. Cela vaut largement le coup de s’y arrêter de temps en temps.

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LE DORAYAKI « PARIS-KYOTO » : praliné amande-noisette maison, fruits secs caramélisés et cœur épices. Entre deux Dorayaki.
Prix : 6,80 € / 8,50 € sur place.

Le dorayaki « PARIS-KYOTO » n’est autre qu’un Paris-Brest revisité. Le seulement changeant ? La pâte à chou qui laisse place aux Dorayaki, ces fines galettes qui ressemblent dans leur texture à des pancakes.
Le praliné est super et généreux, crémeux et intense en amandes et noisettes. Les fruits secs en son sein apportent un côté rustique et croquant à la dégustation plus que plaisant. Il manquerait peut-être une pointe de praliné pur afin d’apporter cette touche de gourmandise que l’on adore, mais il est globalement excellent ! Pas étonnant quand le chef français a travaillé chez Jacques Genin, dont le Paris-Brest est un des meilleurs de Paris.
Petit bémol sur le prix. Déjà quasiment 7 € à emporter, j’ai beaucoup de mal avec ces tarifs. Alors 8,50 € sur place, c’est un peu disproportionné.

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LE DORAYAKI CITRON : deux dorayakis, citron jaune, jus de yuzu.
Prix : 6 €.

La base de dorayaki est toujours la même que dans le Paris-Brest. Ce dorayaki-citron est une version de la tarte au citron, mais sans meringue. La crème au citron est très acidulée, parfaite à mon goût. C’est tout simple mais très bon. Un peu cher encore malgré la qualité.

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En termes de tarifs, je reviens dessus. J’adore l’endroit, on y trouve des gâteaux comme nulle part ailleurs, mais cela reste très cher quand même pour un goûter ou un dessert. Je loue les endroits où on fait le même prix pour la vente à emporter et la consommation dans le lieu !!
Sinon, c’est super agréable comme lieu, très calme et on mange des pâtisseries originales, que vous ne trouverez jamais ailleurs. Je recommande fortement le lieu.

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 Pâtisserie Tomo, 11 rue Chabanais, Paris IIe.

5 Commentaires

  1. J’apprécie le bémol sur les tarifs. J’en ai parlé à une amie japonaise, elle s’accorde avec moi sur le fait que c’est presque scandaleux de réclamer 7€ pour un dorayaki, qui reste un encas simple, populaire et bon marché au Japon, dont les matières premières ne justifient pas ce prix. On pourra me répondre qu’il s’agit d’une pâtisserie « concept », revisitant les traditions japonaises à la sauce française. Pour moi c’est juste du snobisme parisien. Je boycotte

    1. On est d’accord et c’est d’autant plus dommage que c’est très bon. mais de tels tarifs rebutent…

  2. Cela me fait penser à ce magnifique film « les délices de Tokyo », et me donne bien envie d’aller goûter celles-ci. C.est vrai que les prix des pâtisseries ont tendances à s’envoler (comme finalement beaucoup de choses depuis le passage à l’euro on arrive à l’équation 1 euro= 1 franc) mais j’imagine qu’il y a un gros travail de recherche dans l’équilibre des textures,des saveurs, une réelle création dans le visuel des pâtisseries qui en font parfois de véritables œuvres d’art gustatives éphémères… Alors j’ai pris pour parti de dépenser quelques euros de plus pour des saveurs d’exception quitte à en acheter moins et à alterner avec des produits faits de mes petites mains ( d’un visuel certainement moins triomphant 😀mais d’une fraîcheur assurée).

  3. Moi aussi à vrai dire, dépenser un peu plus ne me dérange pas, parce que désormais, je ne peux plus manger de pâtisseries de boulangers qui galvaudent leur travail.
    Cependant, quand ça dépasse les bornes, il faut le dire.

  4. Oui vous avez raison, et encore plus lorsque la pâtisserie n’a rien d’exceptionnel ou est simple à réaliser.

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